(abstract)
Introduction :
La régulation médicale offre une certaine liberté d'action
aux opérateurs, imposant une évaluation qualitative de leur action.
Problème d'actualité alors que les conditions d'exercice se dégradent.
Une méthode d'évaluation globale paraissant hors de portée,
nous envisageons une panoplie d'outils. Nous nous intéressons ici à
l'un d'entre eux, orienté vers l'homogénéité des
décisions appliquées par les régulateurs hospitaliers (RH).
Méthode :
Etude rétrospective de l'activité des RH du SAMU 91, hors transferts
secondaires, sur l'année 1996 (72666 dossiers, 10 RH, 25 régulateurs
libéraux).
Etablissement de profils type pondérés PARM (P) et RH (R). Analyse
par tests de Khi.deux et tests de l'écart-réduit, d'hypothèses
centrées sur l'homogénéité des régulateurs.
Résultats
:
Sept régulateurs traitent une proportion des appels (Réceptivité)
s'écartant significativement de celle de "R" (p = 14,8%, dispersion
11,6% - 17,7%, a = 5%).
L'hypothèse de l'homogénéité décisionnelle
de l'équipe est rejetée (p<0,001).
Six régulateurs présentent une proportion de décision d'engagement
de SMUR (Sélectivité) s'écartant significativement de celle
de "R" (p = 9,7%, dispersion 8,4% - 11,5%, a = 5%).
Parmi les décisions d'engagement de SMUR, on n'observe pas de variation
significative de la part d'envoi immédiat du SMUR (p = 66,8%, dispersion
62,7% - 69,9%, a = 5%).
Conclusion :
L'importante hétérogénéité des régulateurs
souligne nos différences et appelle une étude sur le devenir des
patients.
L'absence de variation significative concernant les modalités de départ,
suggère une attitude commune vis-à-vis de l'utilisation des moyens
du Centre 15.
L'établissement d'un indicateur statistique comme instrument d'auto-évaluation
collective et individuelle devrait concourir à une progression d'ensemble.
Mots clés : Régulation médicale - Evaluation - Processus
décisionnel